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mercredi 10 décembre 2008
lundi 8 décembre 2008
BONS CHIFFRES A CONNAÏTRE
SMIC mensuel 151,67 H (soit 35 heures hebdomadaire)
brut : 1.321,02 euros
net : 1.037,53 euros
(depuis le 1er juillet 2008)
Revenu minimum d'insertion (RMI) pour une personne seule :447,91 euros (depuis le 1ier janvier 2008)
Salaire moyen en France : Salaire net annuel moyen dans le secteur privé et semi-public en 2006
Femmes : 20 201 € Hommes : 24 902 € (Source : Insee, DADS 2006)
Le salaire moyen était, lui, à 1.903 euros mensuel nets en juin 2005 (source INSEE/60 Millions de Consommateurs)
Salaire médian en France :
Salaire tel que la moitié des salariés de la population considérée gagne moins et l'autre moitié gagne plus. Il se différencie du salaire moyen qui est la moyenne de l'ensemble des salaires de la population considérée.
En 2004, 10% des salariés à temps complet ont gagné moins de 1.005 euros nets par mois, et la moitié ont perçu un salaire mensuel net inférieur à 1.484 euros. Ce salaire, dit médian, est en baisse de 0,4% par rapport à 2003. C'est sur lui qu'est fixé le "seuil de pauvreté" : 50% selon le critère français soit 3,5 millions de "pauvres", 60% selon le critère européen soit 7 millions de personnes concernées en France. (Source : actuchomage.org 21 Février 2006)
brut : 1.321,02 euros
net : 1.037,53 euros
(depuis le 1er juillet 2008)
Revenu minimum d'insertion (RMI) pour une personne seule :447,91 euros (depuis le 1ier janvier 2008)
Salaire moyen en France : Salaire net annuel moyen dans le secteur privé et semi-public en 2006
Femmes : 20 201 € Hommes : 24 902 € (Source : Insee, DADS 2006)
Le salaire moyen était, lui, à 1.903 euros mensuel nets en juin 2005 (source INSEE/60 Millions de Consommateurs)
Salaire médian en France :
Salaire tel que la moitié des salariés de la population considérée gagne moins et l'autre moitié gagne plus. Il se différencie du salaire moyen qui est la moyenne de l'ensemble des salaires de la population considérée.
En 2004, 10% des salariés à temps complet ont gagné moins de 1.005 euros nets par mois, et la moitié ont perçu un salaire mensuel net inférieur à 1.484 euros. Ce salaire, dit médian, est en baisse de 0,4% par rapport à 2003. C'est sur lui qu'est fixé le "seuil de pauvreté" : 50% selon le critère français soit 3,5 millions de "pauvres", 60% selon le critère européen soit 7 millions de personnes concernées en France. (Source : actuchomage.org 21 Février 2006)
samedi 6 décembre 2008
LA CRISE DES SUBPRIMES.
Les "subprimes" sont à l'origine d'une triple crise :
1°) Une crise immobilière :
L'accès massif à la propriété immobilière aux Etats-Unis entre 2004 et 2006 : les prix de l'immobilier sont alors en forte hausse, faisant de l'immobilier un investissement sûr.
Les crédits hypothécaires à très haut risque ou "subprimes" sont facilement accordés à des ménages qui n'auraient pas pu accéder à un emprunt à taux fixe (en 2006 la moitié des "subprimes loan" ont été accordés sans vérification des revenus) et gagés sur le prix des logements. Leur taux d'intérêt, fixe pendant les deux premières années fluctue ensuite selon l'inflation.
A partir de mi-2006 les prix de l'immobilier baissent fortement, notamment du fait de l'éclatement de la bulle spéculative qui s'était créée sur ce marché. La valeur des logements est alors fortement affectée et on assiste parallèlement à une remontée des taux d'intérêts. Les mensualités dues par les emprunteurs peuvent passer de 400 à plus de 1500 dollars et mettent certains emprunteurs en situation d'insolvabilité.
Nombre de ces derniers se sont retrouvées incapables de rembourser leurs emprunts en raison de la baisse des prix des maisons et de la remontée des taux d'intérêt. Ces défaillances ont à leur tour provoqué la faillite des établissements prêteurs.
On constate le plus haut niveau de saisie de logements depuis 37 ans (on estime que un à trois millions de personnes pouvaient perdre leur logement). Le 10 août 2007, alors que le taux directeur de la FED est à 5,25 %, une crise de liquidité atteint le marché monétaire.
2°) Une crise bancaire :
Les grandes banques sont touchées : la crise des établissements de crédits hypothécaires qui avaient "titrisé" leurs créances, se répercute sur les établissements bancaires. La titrisation est la transformation des créances en obligations vendues à des investisseurs américains et du monde entier. Prises au piège, les grandes banque américaines sont touchées par la chute de la valeur de ces titres. Elles doivent passer de grosses provisions dans leurs comptes générant de lourdes pertes.
Cette situation provoque une brutale crise de défiance, les banques hésitant à se prêter de l'argent entre elles, limitant alors leurs crédits aux particuliers provocant un effet de « credit crunch » (étranglement du crédit) susceptible de fortement amputer la croissance.
Les banques centrales interviennent pour empêcher la crise de devenir systémique, c'est-à-dire qu'il y ait des défaillances en chaîne des banques. Dès le 9 août 2007, elles injectent plusieurs centaines de milliards de dollars dans le circuit monétaire.
L'aggravation de la crise pousse la Réserve fédérale (FED), le 22 janvier 2008, à abaisser fortement son taux d'intérêt directeur de trois quart de points à 3,25 %, la quatrième baisse depuis septembre dernier, afin de soutenir l'économie américaine et aider les établissements bancaires. La BCE s'était refusée à baisser son taux directeur au risque d'aggraver la crise en stimulant l'inflation.
La montée en puissance des fonds souverains : un fonds souverain est un fonds dans lequel un Etat place ses réserves de change sous forme d'actions. Ces réserves financières sont alimentées par les excédents commerciaux de la Chine, de la Russie, de Singapour, de la Corée du Sud ou des pays du Golfe. L'envolée des matières premières et la rente pétrolière ont accru la puissance financière de ces nouveaux intervenants. Ils provoquent l' inquiétude des gouvernements et des investisseurs des pays touchés par la crise qui voient d'un mauvais oeil une trop grande participation de ces pays dans le capital des banques occidentales.
Les fonds souverains ont volé au secours des deux premières banques d'affaires américaines : Morgan Stanley et Merrill Lynch .
3°) Une crise boursière :
La crise des subprimes a un effet négatif sur les marchés boursiers. En six mois, le CAC 40 a perdu près de 1 000 points passant largement sous le seuil des 5 000 points (4874,07 le lundi 21 janvier 2008).
Les lourdes pertes subies sur le secteur des crédits immobiliers à risque ont également incité de grands investisseurs à se retirer d'autres compartiments de marché où ils avaient dégagé des plus-values, notamment les actions.
La libéralisation financière et le fait que les gestionnaires puissent désormais placer leurs capitaux dans tous les pays de la planète expliquent que les Bourses de toutes les régions du monde soient aujourd'hui touchées
Depuis le début de l'année 2008, le mouvement des Bourses devient nettement baissier. L'économie américaine, un des moteurs de l'économie mondiale, donne de plus en plus de signes d'une prochaine récession, la chute de l'immobilier entraîne avec elle celle de la consommation des ménages et inquiète les investisseurs.
Conclusion : Où en est-on aujourd’hui ?
Les membres de la BCE ont ainsi décidé de baisser les taux directeurs de la zone euro de 0,75 point à 2,50 %.
Le taux de la FED est à 1% depuis le 29 octobre 2008.
Le Président français met en place un plan de relance budgétaire 26 milliards d'euros soit 1,3 % du produit intérieur brut sur la table pour financer un certain nombre de mesures censées contrer la récession et freiner l'envolée du chômage :
· L'Etat va rembourser début 2009 11,5 milliards d'euros aux entreprises
· Les pouvoirs publics vont investir 10,5 milliards d'euros, dont les deux tiers en 2009. L'Etat va investir 4 milliards d'euros supplémentaires dans les infrastructures de transport, les équipements de défense, l'université et la recherche, le patrimoine de l'Etat. Les entreprises publiques financeront elles-mêmes 4 milliards d'euros d'investissements supplémentaires dans la production d'énergie, la rénovation et l'entretien du réseau électrique, gazier, postal et de la RATP. Les collectivités locales investiront 2,5 milliards d'euros supplémentaires
· Le soutien à l'automobile : les particuliers qui mettront à la casse un véhicule de plus de dix ans pour acheter un véhicule neuf ayant le label écologique toucheront une prime à la casse de 1 000 euros. (coût pour l'Etat 220 millions d'euros)
· Le logement sera soutenu à hauteur de 1,6 milliard d'euros (Le prêt à taux zéro sera doublé en 2009 s'il est consacré à l'achat d'un logement neuf ; 70 000 logements supplémentaires vont être construits)
· Des mesures pour l'emploi et les chômeurs (1,2 milliard d'euros). Dans les entreprises de moins de 10 salariés, toutes les embauches seront exonérées de charges sociales (14 % de cotisations sociales) au niveau du smic, soit une aide de 180 euros par mois.
· prime de 200 euros aux 3,8 millions de personnes éligibles aux minima sociaux (760 millions d'euros)
1°) Une crise immobilière :
L'accès massif à la propriété immobilière aux Etats-Unis entre 2004 et 2006 : les prix de l'immobilier sont alors en forte hausse, faisant de l'immobilier un investissement sûr.
Les crédits hypothécaires à très haut risque ou "subprimes" sont facilement accordés à des ménages qui n'auraient pas pu accéder à un emprunt à taux fixe (en 2006 la moitié des "subprimes loan" ont été accordés sans vérification des revenus) et gagés sur le prix des logements. Leur taux d'intérêt, fixe pendant les deux premières années fluctue ensuite selon l'inflation.
A partir de mi-2006 les prix de l'immobilier baissent fortement, notamment du fait de l'éclatement de la bulle spéculative qui s'était créée sur ce marché. La valeur des logements est alors fortement affectée et on assiste parallèlement à une remontée des taux d'intérêts. Les mensualités dues par les emprunteurs peuvent passer de 400 à plus de 1500 dollars et mettent certains emprunteurs en situation d'insolvabilité.
Nombre de ces derniers se sont retrouvées incapables de rembourser leurs emprunts en raison de la baisse des prix des maisons et de la remontée des taux d'intérêt. Ces défaillances ont à leur tour provoqué la faillite des établissements prêteurs.
On constate le plus haut niveau de saisie de logements depuis 37 ans (on estime que un à trois millions de personnes pouvaient perdre leur logement). Le 10 août 2007, alors que le taux directeur de la FED est à 5,25 %, une crise de liquidité atteint le marché monétaire.
2°) Une crise bancaire :
Les grandes banques sont touchées : la crise des établissements de crédits hypothécaires qui avaient "titrisé" leurs créances, se répercute sur les établissements bancaires. La titrisation est la transformation des créances en obligations vendues à des investisseurs américains et du monde entier. Prises au piège, les grandes banque américaines sont touchées par la chute de la valeur de ces titres. Elles doivent passer de grosses provisions dans leurs comptes générant de lourdes pertes.
Cette situation provoque une brutale crise de défiance, les banques hésitant à se prêter de l'argent entre elles, limitant alors leurs crédits aux particuliers provocant un effet de « credit crunch » (étranglement du crédit) susceptible de fortement amputer la croissance.
Les banques centrales interviennent pour empêcher la crise de devenir systémique, c'est-à-dire qu'il y ait des défaillances en chaîne des banques. Dès le 9 août 2007, elles injectent plusieurs centaines de milliards de dollars dans le circuit monétaire.
L'aggravation de la crise pousse la Réserve fédérale (FED), le 22 janvier 2008, à abaisser fortement son taux d'intérêt directeur de trois quart de points à 3,25 %, la quatrième baisse depuis septembre dernier, afin de soutenir l'économie américaine et aider les établissements bancaires. La BCE s'était refusée à baisser son taux directeur au risque d'aggraver la crise en stimulant l'inflation.
La montée en puissance des fonds souverains : un fonds souverain est un fonds dans lequel un Etat place ses réserves de change sous forme d'actions. Ces réserves financières sont alimentées par les excédents commerciaux de la Chine, de la Russie, de Singapour, de la Corée du Sud ou des pays du Golfe. L'envolée des matières premières et la rente pétrolière ont accru la puissance financière de ces nouveaux intervenants. Ils provoquent l' inquiétude des gouvernements et des investisseurs des pays touchés par la crise qui voient d'un mauvais oeil une trop grande participation de ces pays dans le capital des banques occidentales.
Les fonds souverains ont volé au secours des deux premières banques d'affaires américaines : Morgan Stanley et Merrill Lynch .
3°) Une crise boursière :
La crise des subprimes a un effet négatif sur les marchés boursiers. En six mois, le CAC 40 a perdu près de 1 000 points passant largement sous le seuil des 5 000 points (4874,07 le lundi 21 janvier 2008).
Les lourdes pertes subies sur le secteur des crédits immobiliers à risque ont également incité de grands investisseurs à se retirer d'autres compartiments de marché où ils avaient dégagé des plus-values, notamment les actions.
La libéralisation financière et le fait que les gestionnaires puissent désormais placer leurs capitaux dans tous les pays de la planète expliquent que les Bourses de toutes les régions du monde soient aujourd'hui touchées
Depuis le début de l'année 2008, le mouvement des Bourses devient nettement baissier. L'économie américaine, un des moteurs de l'économie mondiale, donne de plus en plus de signes d'une prochaine récession, la chute de l'immobilier entraîne avec elle celle de la consommation des ménages et inquiète les investisseurs.
Conclusion : Où en est-on aujourd’hui ?
Les membres de la BCE ont ainsi décidé de baisser les taux directeurs de la zone euro de 0,75 point à 2,50 %.
Le taux de la FED est à 1% depuis le 29 octobre 2008.
Le Président français met en place un plan de relance budgétaire 26 milliards d'euros soit 1,3 % du produit intérieur brut sur la table pour financer un certain nombre de mesures censées contrer la récession et freiner l'envolée du chômage :
· L'Etat va rembourser début 2009 11,5 milliards d'euros aux entreprises
· Les pouvoirs publics vont investir 10,5 milliards d'euros, dont les deux tiers en 2009. L'Etat va investir 4 milliards d'euros supplémentaires dans les infrastructures de transport, les équipements de défense, l'université et la recherche, le patrimoine de l'Etat. Les entreprises publiques financeront elles-mêmes 4 milliards d'euros d'investissements supplémentaires dans la production d'énergie, la rénovation et l'entretien du réseau électrique, gazier, postal et de la RATP. Les collectivités locales investiront 2,5 milliards d'euros supplémentaires
· Le soutien à l'automobile : les particuliers qui mettront à la casse un véhicule de plus de dix ans pour acheter un véhicule neuf ayant le label écologique toucheront une prime à la casse de 1 000 euros. (coût pour l'Etat 220 millions d'euros)
· Le logement sera soutenu à hauteur de 1,6 milliard d'euros (Le prêt à taux zéro sera doublé en 2009 s'il est consacré à l'achat d'un logement neuf ; 70 000 logements supplémentaires vont être construits)
· Des mesures pour l'emploi et les chômeurs (1,2 milliard d'euros). Dans les entreprises de moins de 10 salariés, toutes les embauches seront exonérées de charges sociales (14 % de cotisations sociales) au niveau du smic, soit une aide de 180 euros par mois.
· prime de 200 euros aux 3,8 millions de personnes éligibles aux minima sociaux (760 millions d'euros)
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