mardi 11 novembre 2008

Quelques données sociales sur les Etats-Unis

L'économie américaine vient de connaître un cycle d'expansion ininterrompu, depuis le point bas de 2001 faisant suite à l'éclatement de la bulle Internet, jusqu'au ralentissement de début 2008. Or, en dépit de cette croissance, les deux présidences Bush ont vu les inégalités et la pauvreté s'accroître, les conditions d'emploi se dégrader, la couverture santé diminuer et la mobilité sociale régresser.
Sur la période allant de 2002 à 2006, dernière année connue, les trois quarts de la croissance produite par l'économie américaine ont fini dans les poches du 1 % d'Américains les mieux lotis.
Les 10 % les plus riches concentrent la moitié de la richesse nationale..
En 2007, le patron américain le mieux payé - près de 60 millions d'euros - était John A. Thain, PDG de Merrill Lynch.
la période récente a été marquée par une faible croissance de l'emploi.
L'économie américaine a perdu 605 000 emplois sur les huit premiers mois de l'année 2008.
Les entreprises sont de plus en plus nombreuses à ne plus offrir de couverture santé à leurs salariés : elles n'étaient plus que 59,3 % à le faire, contre encore 63,2 % en 2001.
45,7 millions d'Américains se trouvaient sans assurance maladie à la fin 2007, soit 15,3 % de la population.
Les Etats-Unis connaissent un taux de pauvreté plus proche de 18 % que des 12,5 % officiels.
Le coût des études supérieures n'a cessé de croître depuis la fin des années 70 : il faut aujourd'hui compter, en moyenne, un peu plus de 13 000 dollars par an - environ 9 500 euros - pour mettre son enfant dans une université publique et 30 000 dollars - environ 21 000 euros - pour l'inscrire dans une université privée mieux cotée, plus du double par rapport à la fin des années 70, et plus de 33 000 euros pour passer un an à Harvard...
Conclusion: bien qu'ayant profité d'une croissance économique dynamique, les Américains ont connu sept années de vaches maigres sur le plan social.

Aucun commentaire: