mardi 28 octobre 2008

ACTUALITES septembre 2008

(Source :Alternatives Économiques N°272)

Les déficits des administrations publiques atteignent déjà 2,7 % du produit intérieur brut (PIB) et l'endettement 64 %.

30 000 postes de fonctionnaires devraient être supprimés en 2009, dont 13 500 pour la seule Education nationale.

L'activité économique de la zone euro a diminué de 0,2 % au deuxième trimestre 2008 par rapport au trimestre précédent. Si ce n'est pas encore la récession au sens strict - cela suppose que la croissance soit négative pendant deux trimestres consécutifs -, on en prend le chemin.

Du fait de son ampleur, la crise financière déclenchée il y a un an par l'explosion de la bulle immobilière américaine ne pouvait guère rester sans conséquences majeures au-delà de la sphère des spéculateurs. Et cela d'autant plus que ses effets se sont combinés à ceux de la forte poussée des prix du pétrole et des produits alimentaires qui ont marqué les derniers mois de 2007 et les premiers de 2008. On s'en était déjà douté en faisant le plein à la pompe, ses courses au supermarché ou en allant voir son banquier pour obtenir un prêt, mais Eurostat et l'Insee l'ont confirmé avec éclat au coeur de l'été : l'activité économique a reculé en France et en Europe au second trimestre 2008. Tous les moteurs de la croissance sont à l'arrêt et l'emploi a baissé dans l'Hexagone pour la première fois depuis 2003. Paradoxalement, ce coup de frein est même plus marqué en Europe qu'aux Etats-Unis.

La loi en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat, dite "loi Tepa", votée à l'été 2007
loi Tepa a réduit les droits de succession, modifié les règles de l'impôt sur la fortune (ISF) et diminué fortement le niveau à partir duquel s'applique le bouclier fiscal.
Le bouclier fiscal : lorsque le montant cumulé de l'ISF, de l'impôt sur le revenu (IR), de la taxe d'habitation et de la taxe foncière pour la résidence principale était supérieur à 60 % des revenus du contribuable, la différence pouvait lui être remboursée
la loi Tepa a abaissé le seuil du bouclier à 50 %, qui plus est en intégrant dans le calcul la CSG et la CRDS.
la possibilité ouverte de déduire les dons aux oeuvres et, surtout, les sommes investies au capital des PME - en direct ou via des fonds proposés par les banques - dans la limite de 50 000 euros d'impôt.
Nicolas Sarkozy favorise la richesse transmise et non la richesse acquise : on peut désormais transmettre 150 000 euros à chaque enfant tous les six ans sans payer aucun impôt (contre 50 000 euros antérieurement). Pour un couple avec deux enfants, cela représente 600 000 euros tous les six ans, ou encore 3 millions d'euros sur trente ans. Une mesure qui profitera à une toute petite minorité, puisque seuls 1,5 % des ménages ont un patrimoine supérieur à 700 000 euros.
la fameuse mesure heures supplémentaires. Les salariés à qui leur employeur propose de faire des heures supplémentaires bénéficient désormais d'une exemption fiscale et sociale sur les sommes gagnées. De quoi effectivement gagner plus en travaillant plus.

Le seuil de pauvreté en France :
882 euros pour une personne seule, 1 147 pour une famille monoparentale avec un jeune enfant, 1 323 pour un couple sans enfant.
30 % des salarié(e)s rémunéré(e)s au Smic travaillent à temps partiel.
les actifs pauvres étaient 2,5 millions en 2005 (1,7 million en emploi et 0,8 million au chômage) et leurs ménages représentaient 4,6 millions de personnes.
Le RSA (Revenu de solidarité active) est destiné à compléter tout revenu d'activité insuffisant au sein d'un ménage par un revenu social complémentaire. Il va concerner au total un peu plus de 5 millions de ménages.
Il remplacera le revenu minimum d'insertion (RMI) et l'allocation parent isolé (API, versée aux chefs de familles monoparentales sans revenus suffisants ) et à terme l'allocation de solidarité spécifique (ASS).

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