ANALYSE ET MESURE DE LA PRODUCTION :
La production consiste à créer des biens et des services en combinant des facteurs de production (travail, capital).
A) La valeur ajoutée et le Produit Intérieur Brut (PIB) :
La valeur ajoutée est égale à la valeur de la production totale diminuée des consommations intermédiaires, c’est-à-dire de la valeur des biens et services utilisés dans la production.
Valeur ajoutée = Production totale – Consommations intermédiaires
Elle permet de mesurer la richesse créée au niveau de l’entreprise mais aussi au niveau national.
Le PIB est égal à la somme des valeurs ajoutées des agents économiques produisant des biens et services en France, qu’ils soient français ou étrangers.
Le PIB marchand correspond à la valeur des biens et services destinés à être vendus sur le marché et donc évalués au prix du marché.
ex : voitures, assurances
Le PIB non marchand correspond à la valeur des services non marchands rendus par les administrations gratuitement ou à un prix inférieur à leur coût de production.
Ex : enseignement public, crèches municipales, services rendus par les associations.
Les insuffisances du PIB:
· Le PIB prend en compte les activités résultant des nuisances comme le bruit (ex : fenêtres isolantes), la pollution (ex : traitement des maladies respiratoires, nettoyage des plages polluées), les accidents de la route (ex : frais d’hospitalisation, réparations des voitures accidentées).
· Le PIB exclut de son champ le travail domestique, le bricolage, les services rendus gratuitement entre voisins….qui ne sont pas évaluables en argent. Il ne comptabilise pas le travail au noir et d’une façon générale l’économie souterraine (contrebande, trafic de stupéfiants, trafic de voitures volées…), activités difficilement mesurables.
Dans les comparaisons internationales, on utilise également un indicateur plus qualitatif l’IDH (indice de développement humain) qui prend en considération le niveau de vie, l’espérance de vie, le degré d’instruction .
B) Les notions de branches et de secteurs de l’économie :
Une branche économique regroupe les entreprises ou fractions d’entreprises fabricant le même produit.
Un secteur économique regroupe l’ensemble des entreprises ayant la même activité principale.
L’activité économique peut être répartie en trois secteurs :
· le secteur primaire : agriculture, pêche, activités extractives (mines, carrières)
· le secteur secondaire : industrie, bâtiments et travaux publics
· le secteur tertiaire : services marchands (commerce, transport, services aux ménages et aux entreprises, finance, …).
Le secteur quaternaire (TMT : Technologies, Médias, Télécommunication) est en fait une partie du secteur tertiaire qui s’est beaucoup développée ces dernières décennies.
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LE SECTEUR PUBLIC EN FRANCE :
Fin 2006, les entreprises du secteur public employaient 833 500 salariés. En 1996, l'État contrôlait plus de 2 300 sociétés. Dix années plus tard, environ 800 demeurent sous le contrôle de l'État, employant 4 % de l'effectif salarié total contre 6,5 % en 1996.
L'ensemble des entreprises du secteur public est très fortement concentré. Les six premières entreprises rassemblent à elles seules plus de 75 % du total des effectifs. Les trois groupes publics les plus importants en termes d'effectifs, La Poste, la SNCF, EDF et leurs 315 filiales, totalisent à eux seuls 547 100 emplois, soit près des deux tiers de l'ensemble des entreprises publiques.
A la fin de l'année 2006, l'État contrôle majoritairement, directement ou indirectement, 845 sociétés, en détenant plus de la moitié de leur capital. En effet, l'État est également présent dans le capital d'environ 500 autres sociétés, mais de façon minoritaire.
Exemples : EDF : 84,8%, GDF SUEZ : 35,7% , France TELECOM : 32,45%,
AIR France- KLM : 18,57%, EADS : 15,04% etc…
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LA CONCENTRATION :
Définition : augmentation de la taille des entreprises soit par élimination de la concurrence soit par extension sectorielle ou géographique des activités.
A) Les formes de la concentration :
· la concentration horizontale : regroupement d’entreprises produisant le même bien ou service. Cela permet la réalisation d'économies d'échelle ( plus la quantité produite augmente et plus le coût unitaire de chaque produit diminue).
· la concentration verticale : regroupement d’entreprises se situant aux différents stades de la production ou de la distribution (entreprises complémentaires et clientes dans une même filière de production depuis la matière première jusqu'au produit fini).
· la concentration conglomérale : regroupement d’entreprises ayant des activités très diversifiées (qui fabriquent des produits qui ont peu de relations entre eux). L'objectif est de se reconvertir ou de diversifier les risques..
B) Les modalités juridiques :
· les fusions et absorptions : l'entreprise grossit en se regroupant avec d'autres soit par fusion (A+B C , soit par absorption (A+B A).
· les prises de participation : rachat total ou partiel d’autres entreprises..
· les formes de partenariat :
La sous-traitance, les contrats de concession, de franchise permettent d’établir des relations stables dans le temps.
samedi 4 octobre 2008
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